L’analphabétisme: des chiffres qui en disent long …

Au Québec, près de 1 personne sur 5 éprouve des difficultés importantes en lecture, soit 19% de la population âgée de 16 à 35 ans ont de sérieuses difficultés avec la lecture et ne peuvent pas fonctionner dans plusieurs sphères de la vie.

Les statistiques excluent les personnes de 65 et plus. Pourtant, 62 % des personnes de 66 ans et plus, soit 500 000 adultes, se trouvent au niveau le plus bas de lecture. C’est insensé Les adultes n’arrêtent pas d’utiliser leurs compétences en littératie et en numératie après 65 ans ! Ils ne cessent pas d’être des citoyens, des parents, des consommateurs et parfois même des travailleurs!

Les résultats moyens en littératie au Québec sont inférieurs à la moyenne canadienne.

36 % des jeunes Québécois de 16 à 25 ans n’atteignent pas un niveau de lecture jugé souhaitable.

67,1 % des Québécoises de moins de 65 ans qui n’atteignent pas le niveau de lecture « souhaitable » gagnent 20 000 $ ou moins.

La majorité sont des allophones Québécois et non des immigrants.

S’alphabétiser en étant une personne immigrante peu ou pas alphabétisée représente des défis majeurs. En effet, l’effort exigé pour s’intégrer devient gigantesque et les risques d’exclusion sont accrus.

LES PERSONNES SOURDES ET ANALPHABÉTISME :

Rappelons que la surdité est un handicap invisible qui affecte le quotidien de près d’environ 45 000 personnes sourdes et malentendantes dans la région dont plus de 600 vivants avec une surdité profonde. Les personnes sourdes, pour avoir accès aux informations et services courants de notre société, sont extrêmement dépendantes de leur entourage ou des moyens adaptés pour des fins de communication (interprète, service relais Bell, les techniques de lecture labiale, etc.). La télédiffusion, le téléphone, une messagerie sur boîte vocale, un formulaire, un cellulaire, une lettre, etc. sont autant de barrières à expliquer et à pallier pour les Sourds gestuels.

Plusieurs recherches avancent que 85% des personnes sourdes voient leurs difficultés décuplées et n’auront guère la chance de pouvoir s’intégrer comme citoyennes et citoyens à part entière.  Elles ont tendance à s’isoler de la communauté « entendante » et quand elles en ont la chance, elles se réunissent exclusivement entre elles et demeurent en marge de la société.

En alphabétisant ces personnes, nous levons un premier obstacle à leur intégration sociale comme citoyennes et citoyens à part entière. Sans la lecture et l’écriture, on assiste à la marginalisation de ces personnes. Trop souvent, les personnes sourdes n’ont accès qu’aux « services offerts aux Sourds par les Sourds » (parce qu’accessibles dans leur langue) et elles ne fréquentent que les associations de personnes sourdes.  Nous leur ouvrons donc une porte sur la communauté « entendante »: à la la Maison des mots, les personnes sourdes vivent une inclusion tant au niveau de la formation qu’au niveau des activités de l’organisme en général.

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ANALPHABÉTISME ET SYSTÈME SCOLAIRE

  • Dans la plupart des cas, l’histoire de vie des personnes analphabètes nous démontre que leurs difficultés se sont manifestées au début du primaire et n’ont jamais été corrigées. Chaque année scolaire n’a servi qu’à mettre en évidence leur incapacité à s’intégrer à l’école et à apprendre. Pour ces gens, l’école est synonyme d’échec. On ne doit pas s’étonner s’ils refusent d’y retourner, s’ils s’y sentent mal à l’aise et impuissants.
  • Pour cela, on estime seulement 2 à 5% de personnes peu alphabétisées qui poursuivent une démarche d’alphabétisation, car celles-ci se sentent honteuses et ont perdu confiance en elles. Elles ne croient pas en leurs capacités d’apprentissage dû aux échecs scolaires. De plus, elles vivent des conditions économiques très difficiles, lesquelles rendent inabordable les coûts associés à une formation : frais de grade, transport, etc.
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